Tous responsables, votons
Dimanche 22 avril, nous voterons. Quelque soit le choix de chacun d’entre nous, rappelons qu’il s’agit là d’un acte de responsabilité majeur. Les lignes qui suivent sont extraites d’un ouvrage du philosophe de l’action, Alain Etchegoyen, décédé, le 10 avril dernier.
« La passivité, l’apathie, l’indifférence par rapport à la chose publique sont contradictoires avec la notion même de citoyen. Certes les cas existent, comme il existe bien des actes immoraux. Mais c’est n’être pas responsable que d’en reporter tout le poids sur l’homme politique ou l’Etat quand soi même on se désintéresse de leurs actions… Le repli sur soi, l’égoïsme ou l’individualisme sont le cimetière de la République. »
« Nous vivons en France dans un pays profondément républicain : généralement les citoyens ne se désintéressent pas de la chose publique ; ce sont les politiques qui se sont désintéressés des citoyens. »
"Les conditions de son action sont de plus en plus difficiles, comme le montre la triple contradiction entre le temps de l’action politique, le temps des échéances électorales et le temps médiatique. Or c’est précisément dans cette difficulté et cette complexité croissante que sa propre responsabilité lui devient un repère indispensable. Elle lui permet d’opposer le courage politique à la fascination des sondages, l’exigence du long terme aux jeux télévisuels, le souci des opérations effectives à l’annonce des décisions spectaculaires… le pouvoir est avant tout une responsabilité". Alain ETCHEGOYEN, Le temps des responsables, éd. Julliard, Paris, 1993