Pugnace, brouillonne, et odieuse
Marie-Ségolène Royale invente l’addition soustractive pour résoudre la dette
Un débat qui démarre en trombe, qui échappe même au contrôle de Mme Chabot et de Mr Poivre d’Arvor. Cela promettait. Malheureusement pour la candidate, les premiers sujets évoqués, tournant autour de la dette, de l’économie et de la sécurité, ont donné l’avantage à Nicolas Sarkozy. Marie-Ségolène Royale a été pitoyable sur le financement de la dette publique. Ce que l'on pouvait soupçonner de la candidate sur le sujet s'est avéré exact. Affichant sa prise de conscience du danger de la dette faramineuse de notre pays (cliquer feuille d'impôt), elle n'en a pas moins botté en touche les mesures de sa résorption révélant son impuisance et son incompréhension profonde de l'économie. En résumé, elle affirme que la dette ne sera endiguée que, si et seulement si, la croissance de l'économie française est supérieure à 2.5%. C'est un grave délit de responsabilité (élément de réponse sur la dette et rapport Pébereau). Voilà 5 ans que la croissance française ne décolle pas et stagne autour de 2%, faudra t’il attendre un miracle ? Sans doute oui, puisqu’elle continue d’affirmer que la croissance économique sera relancée par sa seule élection. On tombe dans le grotesque de l'imaginaire. A cela s’ajoute une augmentation inconsidérée des dépenses qu’elle compte engager. A ce rythme c’est sûr la France couvre un grave risque de déficit excessif et risque d'amoindrir sa capacité d’emprunt sur les marchés financiers internationaux.
Devant un tel dérapage et sentant le terrain se dérober la candidate à préférer prendre l’initiative du débat et le faire évoluer de sujets en sujets accompagnés de tout un jeu d’intentions. Le candidat est tombé dans le piège du brouillon de Marie-Ségolène, du coup le débat est devenu très prosaïque se limitant au mieux à un dialogue de sourd au pire à un déluge de technicité dont biens des Français auront eu du mal à suivre.
De l’irresponsabilité en matière énergétique
Non, Mr Sarkozy l’EPR est un réacteur de 3e génération (non pas de 4e, mais peu importe). Non Mme Royale, l’EPR est une technologie française exclusive développée par le groupe AREVA et a bien été vendue à la Finlande. Non Mme Royale, la part de l’énergie nucléaire en France n’est pas de 17% mais de plus de 75%. Grâce à elle, la France a gagné son indépendance énergétique, produit l’un des kilowatt /heure les moins chers du monde, et rejette beaucoup moins de gaz à effet de serre, puisque l’énergie nucléaire est une énergie propre. Encore une fois, menacer le développement d’une technologie en France qui permet à une entreprise française d’être compétitive sur le marché des exportations (qui créés de l’emploi), lui permet de rester numéro un mondial de l’énergie nucléaire devant les américains de Westinghouse, et surtout d’assurer l’indépendance énergétique de la France est une preuve d’irresponsabilité énorme. Mme Royale s’enferme dans un dogmatisme écologique érroné qui ne peut trouver sa place quand on est aux responsabilités de l’Etat.
Révolte pathétique
Vient ensuite le coup de colère, vraisemblablement programmé par la candidate. Je n’ai ressenti personnellement qu'une réaction merveilleusement fielleuse, de la sottise gratuite et finalement de la maladresse de la part de la candidate devant ce petit jeu de rôle compassionnel à propos des enfants handicapés. Cela n’est pas du niveau d’un tel débat, et la candidate c’est tout simplement montrée odieuse, comme elle sait l’être avec autrui dès que son sens n’est plus partagé.
Dimanche 6 mai, il faudra faire obstacle à Mme Royale qui représente à mes yeux un danger institutionnel si ce n’est un danger pour la démocratie française et surtout pour notre avenir.